50 % ou 80 % ?
La question qui décide de tout.
Le taux d'incapacité détermine l'accès à l'AAH, à la CMI et à la PCH. Estimez votre fourchette en 7 questions sur votre quotidien : la même logique que celle du guide-barème utilisé par la CDAPH.
- 2 minutes · 7 questions
- Logique du guide-barème officiel
- Aucune donnée médicale stockée
Simulateur taux d'incapacité
Votre fourchette, en 2 minutes.
7 questions sur les actes essentiels de votre vie quotidienne. Aucune donnée médicale demandée : uniquement du retentissement fonctionnel, comme dans l'évaluation officielle.
Lancer l'estimationDepuis combien de temps votre situation a-t-elle un retentissement sur votre quotidien ?
La CDAPH évalue des troubles durables : la plupart des droits exigent un retentissement d'au moins 1 an, constaté ou prévisible.
Estimation indicative fondée sur la logique du guide-barème (annexe 2-4 du Code de l'action sociale et des familles, décret n° 2007-1574). Seule la CDAPH détermine le taux d'incapacité.
Pas un pourcentage précis.
Trois fourchettes.
Le guide-barème ne produit pas un chiffre au pourcent près : il classe votre situation dans l'une des trois fourchettes, selon le retentissement sur votre autonomie.
Troubles présents mais sans entrave notable dans la vie quotidienne. RQTH accessible sans condition de taux.
Entrave notable dans la vie quotidienne ou sociale, autonomie conservée pour les actes essentiels. AAH possible si RSDAE.
Atteinte de l'autonomie : besoin d'aide pour les actes essentiels. AAH sans condition d'emploi, CMI invalidité de droit.
Comment le taux d'incapacité est évalué
Le guide-barème, pas le diagnostic
Contrairement à une idée répandue, aucune pathologie n'ouvre automatiquement un taux donné. L'équipe pluridisciplinaire de la MDPH applique le guide-barème (annexe 2-4 du CASF) : elle évalue le retentissement de vos troubles sur les actes essentiels, la vie sociale, la scolarité ou le travail. Deux personnes avec le même diagnostic peuvent obtenir des fourchettes différentes selon la façon dont leur quotidien est documenté.
La frontière des 80 % : l'autonomie individuelle
La fourchette de 80 % ou plus correspond à une atteinte de l'autonomie individuelle : la personne doit être aidée, totalement ou partiellement, pour les actes essentiels de la vie quotidienne, ou ne les réalise qu'avec les plus grandes difficultés. C'est ce critère précis que votre certificat médical et votre projet de vie doivent documenter si votre situation le justifie.
Pourquoi votre dossier change la fourchette
La CDAPH ne vous rencontre généralement pas : elle évalue sur pièces. Un quotidien décrit en généralités (« je suis fatigué ») ne permet pas de retenir une entrave notable. Un quotidien chiffré (« je dois m'aliter 4 à 6 heures par jour, un proche prépare mes repas 5 jours sur 7 ») donne à la commission les éléments objectifs dont elle a besoin. C'est exactement le rôle du projet de vie.
Taux d'incapacité MDPH : vos questions
Comment la MDPH calcule-t-elle le taux d'incapacité ?
La CDAPH applique le guide-barème (annexe 2-4 du Code de l'action sociale et des familles). Elle ne calcule pas un pourcentage précis mais raisonne en fourchettes, à partir du retentissement de vos troubles sur les actes essentiels de la vie quotidienne : se laver, s'habiller, se nourrir, se déplacer, communiquer, gérer sa vie. Le diagnostic médical seul ne détermine pas le taux : c'est le retentissement concret qui compte.
Quelle est la différence entre 50-79 % et 80 % ?
La frontière officielle est l'autonomie individuelle. Entre 50 et 79 % : vos troubles entravent de façon notable votre vie quotidienne ou sociale, mais vous restez autonome pour les actes essentiels. À 80 % ou plus : vous avez besoin d'être aidé (totalement ou partiellement) pour les actes essentiels, ou vous ne les réalisez qu'avec les plus grandes difficultés.
Un taux de 50 % suffit-il pour toucher l'AAH ?
Entre 50 et 79 %, l'AAH n'est versée que si la CDAPH reconnaît en plus une restriction substantielle et durable d'accès à l'emploi (RSDAE). À partir de 80 %, l'AAH est accessible sans cette condition. C'est pourquoi la façon dont votre dossier documente votre capacité de travail est décisive dans la fourchette 50-79 %.
Cette estimation engage-t-elle la MDPH ?
Non. Ce simulateur est un outil documentaire : il applique la logique publique du guide-barème à vos réponses pour vous donner un ordre de grandeur. Seule la CDAPH détermine le taux, sur la base de votre dossier complet : certificat médical Cerfa 15695, formulaire de demande et projet de vie.
Pourquoi le projet de vie change-t-il la fourchette retenue ?
Parce que la CDAPH évalue le retentissement de vos troubles, pas le diagnostic. Deux personnes avec la même pathologie peuvent obtenir des taux différents selon la façon dont leur quotidien est documenté. Un projet de vie qui chiffre les limitations (fréquences, durées, aide nécessaire) donne à la commission les éléments dont elle a besoin pour retenir la bonne fourchette.
Et si mes troubles sont invisibles ou fluctuants ?
Le guide-barème demande d'évaluer la situation habituelle, y compris les périodes difficiles. Pour un handicap invisible ou fluctuant (fibromyalgie, troubles psychiques, Covid long, TSA...), décrivez vos pires périodes et leur fréquence, pas vos meilleurs jours. Un journal de symptômes sur quelques semaines est une pièce précieuse.
