Il faut distinguer une attribution sans limitation de durée, une demande de renouvellement et un éventuel maintien pendant l’instruction. Les conditions dépendent de chaque droit. Aucun texte cité ici ne crée un renouvellement automatique général sur la seule base d’une liste de pathologies. La notification individuelle précise la durée accordée.
Cet article fait le point sur ce qui change concrètement, qui est concerné, comment vérifier votre propre situation, et dans quels cas une démarche active reste indispensable.
Qu'est-ce que le renouvellement automatique ?
Commencez par relire les notifications de chaque aide. Un droit sans limitation de durée n’a pas la même échéance qu’un droit temporaire. Un portail en ligne ou un rappel ne remplace pas cette décision ; contactez la MDPH si la date ou la démarche reste incertaine.
Trois cas de figure sont possibles :
- Droit attribué sans limitation de durée : vérifiez la notification et les obligations de signaler les changements.
- Droit temporaire : préparez le renouvellement avant la date de fin.
- Nouveau besoin ou évolution : demandez à la MDPH comment faire réévaluer la situation.
Quelles conditions vérifier selon le droit ?
Le nom d’une pathologie ne suffit pas. L’évaluation porte notamment sur les conséquences du handicap, leur évolution prévisible et les critères propres à la prestation. Voici huit points de vérification utiles, sans liste de maladies donnant automatiquement un droit :
- AAH : taux d’incapacité et, entre 50 et 79 %, RSDAE.
- AAH sans limitation : taux d’au moins 80 % et conditions d’absence d’évolution favorable prévues par les textes.
- RQTH : difficultés d’accès ou de maintien dans l’emploi liées au handicap.
- RQTH sans limitation : caractère définitif du handicap et absence d’évolution favorable selon les conditions légales.
- CMI invalidité : critères spécifiques, distincts de ceux de la CMI priorité ou stationnement.
- AEEH de base : âge de l’enfant, taux, soins ou accompagnement éventuels et évolution prévisible.
- Complément AEEH : besoins et conséquences financières ou professionnelles appréciés séparément.
- PCH : difficultés fonctionnelles et besoins de compensation, avec ses propres règles de durée.
Combien de temps durent désormais les droits ?
Les durées dépendent de la prestation et de la décision. Le tableau présente les points à vérifier sur votre notification ; il ne remplace pas une évaluation individuelle.
| Droit | Ce qu’il faut vérifier | Prochaine démarche |
|---|---|---|
| AAH, taux au moins 80 % | Durée de 1 à 10 ans ou sans limitation sous conditions | Lire la notification |
| AAH, taux 50 à 79 % | RSDAE et durée, généralement 1 à 2 ans, jusqu’à 5 ans selon la situation | Anticiper la fin de droit |
| RQTH | 1 à 10 ans ou sans limitation sous conditions | Vérifier la durée accordée |
| AEEH de base | Durée selon les critères, dans la limite du parcours avant 20 ans | Vérifier l’évolution de 2026 |
| Compléments AEEH | Durée propre au complément | Ne pas déduire la durée de celle de la base |
| CMI | Mention et durée de la carte | Distinguer invalidité, priorité et stationnement |
| PCH | Besoins et durée accordée | Vérifier la notification et les changements |
Comment vérifier votre situation
Trois moyens permettent de vérifier la durée de vos droits et la nécessité d’une nouvelle demande :
- 1Relisez la notification de chaque droit, sa date de fin et ses voies de recours.
- 2Consultez le téléservice indiqué par votre MDPH si elle en propose un. Mon Parcours Handicap est un site d’information, pas le compte personnel unique de toutes les MDPH.
- 3Demandez une confirmation écrite à la MDPH si la notification ou la démarche reste ambiguë.
Quand une démarche active reste nécessaire
Même lorsqu’un droit est sans limitation de durée, des changements peuvent nécessiter une information de la MDPH ou de la caisse. Identifiez l’organisme concerné avant d’envoyer un nouveau dossier :
- Aggravation médicale notable (besoin d'aides supplémentaires, perte d'autonomie).
- Amélioration significative pouvant remettre en cause vos droits (à signaler par honnêteté, mais ne provoque pas systématiquement un retrait).
- Changement de situation professionnelle (perte d'emploi, reprise, reconversion).
- Évolution familiale impactant vos besoins (séparation, naissance, déménagement).
- Demande d'une nouvelle prestation (par exemple : ajout d'une PCH alors que vous aviez seulement l'AAH).
Cas particulier : enfants et AEEH
Le décret 2026-227 étend l’attribution de l’AEEH de base sans limitation de durée aux situations de taux compris entre 50 et moins de 80 % lorsque l’état de l’enfant n’est pas susceptible d’amélioration. Les autres conditions restent applicables, notamment celles du taux de 50 à 79 %. L’AEEH concerne les enfants de moins de 20 ans ; les compléments conservent leurs règles de durée propres.
Que faire lorsqu’un renouvellement doit être demandé ?
Si un droit temporaire arrive à échéance, ne cessez pas les démarches parce qu’une page évoque un renouvellement automatique. Demandez les raisons de la durée accordée et, si vous souhaitez la contester, respectez les voies et délais de la notification. Une demande d’explication ne suspend pas à elle seule un délai de recours.
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Consulter le Guide à 29 €Source officielle : [Formulaires expérimentaux, arrêté du 20 mars 2026](https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000053743340). Informations vérifiées le 14 octobre 2026.
Source officielle : [AEEH, décret 2026-227](https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000053734339). Informations vérifiées le 14 octobre 2026.
Source officielle : [Conditions et durées de l’AAH](https://www.service-public.gouv.fr/particuliers/vosdroits/F12242). Informations vérifiées le 14 octobre 2026.
Source officielle : [Conditions et durées de la RQTH](https://www.service-public.gouv.fr/particuliers/vosdroits/F1650). Informations vérifiées le 14 octobre 2026.
Cet article est fourni à titre informatif et ne constitue pas un conseil juridique ou médical individualisé. Klari n'est pas un service public et n'est pas affilié à la MDPH ni à la CAF. Pour les situations complexes, nous orientons vers un avocat partenaire spécialisé.
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